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Que signifie réussir sa vie de femme aujourd’hui?

Une enquête Ipsos intitulée « Réussir sa vie de femme » est parue dans le magazine « Enfant » du mois de novembre 2009.
Réalisée sur un échantillon national représentatif de la population française, âgée de 16 à 64 ans, auprès de 1000 personnes, du 14 au 15 août 2009, elle s’est penchée sur la satisfaction des femmes concernant la conciliation de leur vie familiale et professionnelle une fois devenues mères.

Le sondage montre que 85% d’entre elles s’estiment satisfaites de leur vie familiale.
En effet, tandis que certaines décident de reprendre le travail, d’autres choisissent de s’arrêter et de se consacrer à leur(s) enfant(s).
Quel mal, jusque là, me direz-vous ?
Cela concerne les femmes qui ont fait le choix de rester à la maison pour s’occuper de leur(s) bout(s) de chou et leur sentiment au sujet de la dépendance financière vis-à-vis de leur mari :
« Dépendre du mari ? Non, jamais ! »
73% trouvent « pesant » de dépendre financièrement de son conjoint pendant une certaine période.
Vous êtes même 35% à estimer la situation « très pesante ».
Les hommes, eux, ne seraient pas du tout gênés. Ils répondent à 66% que ce ne serait pas lourd

L’avis de Françoise Héritier-Augé, anthropologue:
« L’indépendance financière des femmes est récente. Il n’y a pas si longtemps, une femme avait besoin de l’autorisation de son mari pour ouvrir un compte bancaire.
Le salaire féminin est encore souvent considéré comme salaire « d’appoint », c’est-à-dire secondaire. Pour autant, les femmes ne veulent plus subir l’humiliation de réclamer une somme hebdomadaire pour la maison. Il n’y a pas de retour en arrière possible.
Ce qui a changé aussi, ce n’est pas la place des femmes dans la société (il reste encore un long chemin à parcourir), c’est la place de l’argent.
Aujourd’hui, on existe en fonction de sa puissance financière
. »

 


Ce passage nous a fortement interpellés mon mari et moi, en particulier ces dernières lignes qui nous ont paru flagrantes de vérité.
A la manière des médias, notamment des magazines féminins, qui nous poussent à déclarer la guerre à l’autre sexe, et à nous imposer en tant que sexe dominant, nous ne réfléchissons plus en couple mais comme des individus en conflit perpétuel avec l’autre.
L’harmonie et la sagesse ne sembleraient-elles pas faire place à l’orgueil ?

 

 

 « Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance en toutes choses pour que nous en jouissions. » : Citation de la Bible, dans le 1er livre de Timothée, au chapitre 6, versets 17 à 19.


Une émission diffusée sur France Inter, au mois de novembre, avait également pour thème cette nouvelle relation à l’autre, à savoir le consumérisme de l’amour:
chacun utilise l’autre pour parvenir à ses fins et ainsi à sa propre satisfaction.
Le chercheur interviewé dans cette émission mentionnait comme exemple l’expression britannique « to have sex » que l’on peut traduire par « faire l’amour » en français, pour illustrer son propos.
Toutefois cette traduction n’est pas une traduction littérale mais une adaptation.
Littéralement, elle se dirait « avoir du sexe ».
En résumé, on parle ici de l’utilisation d’un moyen pour satisfaire un besoin, et non plus de l’acte romantique tel qu’il était mentionné auparavant.

Il est vrai d’ailleurs que le monde anglo-saxon a souvent une longueur d’avance sur les tendances à venir.
Les Français font encore partie de ces « vieux » romantiques mais ne tarderont pas à flancher sous l’influence de cette nouvelle « mode ».

 

N’assistons-nous pas ici à la démonstration de la perte de nos valeurs les plus fondamentales : l’amour, la famille, le partage ? Nos semblables ne fondent-ils pas leurs espoirs sur des choses aussi vaines que l’argent, le pouvoir, l’individualisme, des choses qui peuvent survenir aussi vite qu’elles peuvent disparaître ?

 

Citation de la Bible, dans l’évangile selon Matthieu, au chapitre 7, versets 24-25 : « C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc. »


De la même manière que pour nous chrétiens, fonder son bonheur sur l’argent est insensé :
Citation de la Bible, dans le 1er livre de Timothée, au chapitre 6, verset 10 :

"[…] l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments."

Soyons vigilants de ne pas abandonner des choses aussi fondamentales lorsque nous nous trouverons face à un choix quel qu’il soit : faire garder ses enfants par une nourrice ou bien quitter son travail pour s’occuper d’eux, ou bien accepter une promotion professionnelle et par là même ce que cela implique pour notre vie personnelle. Mais surtout, n’oublions pas les paroles de Dieu, des paroles de vérité et de sagesse qui s’appliquent toujours et pour tout temps :


Citation de la Bible, dans le 1er livre de Timothée, au chapitre 6, verset 11 :

Pour toi homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. […]

 

 

Mon témoignage : Assistante de direction au sein d’une fiduciaire luxembourgeoise, j’avais opté pour un congé parental de 6 mois suivi d’une reprise de mon activité à mi temps. Auparavant, j’avais eu des difficultés à me décider entre reprendre mon travail ou bien le quitter définitivement. Nous nous étions donc accordés avec mon supérieur sur un travail à temps partiel. Ce ne fut qu’après la naissance de mon fils que je me suis rendue compte que je me réalisais totalement en restant à la maison pour m’occuper de lui. Mon mari et moi avons alors décidé ensemble que j’arrêterais complètement de travailler afin de me consacrer à l’éducation de notre enfant jusqu’à son entrée à la maternelle.

Ce choix m’a été grandement facilité par la compréhension de mon mari d’une part, qui souhaitait le meilleur pour son fils, et celle de mon patron d’autre part, étant donné que sa femme avait elle aussi cessé de travailler pour s’occuper de leurs deux enfants. Sans cela, prendre cette décision n’aurait certainement pas été aussi aisé.Au jour d’aujourd’hui je me sens très épanouie en étant mère au foyer et le fait de dépendre financièrement de mon mari ne me gêne aucunement puisque je considère ce que je fais comme une activité à part entière. S’occuper de ses enfants n’est en aucun cas une échappatoire au monde professionnel. D’ailleurs, mon mari avoue volontiers qu’il ne pourrait pas faire ce que je fais. En revanche il se dit heureux de contribuer à sa manière au bonheur de notre enfant.

 

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