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JESUS A BRISE LA MALEDICTION

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La rencontre providentielle d’une femme avec le Christ nous montre qu'il est venu délivrer les femmes de l'oppression spirituelle.

Nous ne connaissons pas le nom de cette femme. Habituellement, on parle d'elle comme étant "la femme à la perte de sang". Mais ces mots de l'Evangile semblent archaïques aujourd'hui, ils masquent le visage de cette femme, laquelle apparaît si lointaine.
Et pourtant, c'était une personne réelle, dont la douleur était intense !

J'imagine que cette femme fragile aurait pu s’appeler "Mara" -un mot qui veut dire amer en hébreu. Sa maladie chronique avait détruit sa vie.
Cette femme a perçu chez le Christ une si grande implication par rapport à sa propre douleur qu'elle a osé toucher la frange du vêtement de Jésus, et, depuis lors, la guérison de cette femme a été l'occasion de tant de commentaires !

Vous connaissez l'histoire.
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Son apparition dans l'Evangile (Marc 5:25-34) est de courte durée, mais la rencontre avec Jésus est l'une des plus poignantes du Nouveau Testament.

Je crains que nous ne comprenions pas l'impact de l'histoire de cette femme, car nous ne réalisons pas ce qu'elle a enduré ni ce que signifie réellement sa guérison.

La Bible nous dit qu'elle avait eu des saignements pendant 12 ans. Nous ne savons pas la nature de sa maladie, mais il est probable qu'elle avait un certain type de problème féminin -comme une période menstruelle, mais qui durait depuis 12 ans. Elle a sans aucun doute connu une fatigue chronique, un manque d'énergie récurrent ainsi que des douleurs invalidantes.

Nous ne savons, en fait, rien de la cause de sa maladie, Mais il est certain qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfants. A cause de cela, et, dans la société juive de l'époque, son infertilité aurait entraîné une stigmatisation, plus forte encore que la maladie elle-même.

Peut-être avait-elle subi une fausse couche douloureuse à un moment donné !
Peut-être son mari l'avait-il répudiée parce qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfants !
La Bible ne nous donne pas tous les détails.

Cependant, nous savons qu'elle avait "beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins" et qu'elle avait "dépensé tout ce qu'elle avait" ( Marc 5:26) -ce qui signifie qu'elle avait probablement été ruinée, et peut-être même, réduite à la mendicité.
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Au temps de Jésus, les soins médicaux prodigués aux femmes comme Mara étaient brutaux, pour ne pas dire barbares. Les médecins étaient des hommes, à Jérusalem. Leurs traitements avaient pour base une bonne part de superstition, et la science médicale en était à ses débuts.
Le Talmud et d'autres écrits juifs prescrivaient diverses médications -dont celle de l'ingestion de poussières mélangées à des déchets humains !
Mara a pu avoir été forcée à manger ces substances toxiques, en guise de remède. Pour elle, les visites chez le médecin étaient difficiles à supporter.

Et pourtant, quand cette femme a entendu que Jésus passait près de chez elle, elle trouva le courage de traverser la foule pour le rejoindre.
L’a-t-elle fait simplement parce qu'elle était désespérée ?
Je crois qu'il y a beaucoup plus dans cette histoire. Il faut, pour cela, lire entre les lignes.

Cette femme angoissée avait été écartée par les rabbins, abusée par les médecins et boudée par les hommes dans la rue. Pourquoi donc aurait-elle eu tout à coup une confiance suffisante qui lui permette d'aborder un rabbin nommé Jésus ?

Je me demande si Mara avait parlé à d'autres à son propos. Certes, elle avait entendu tout ce qui se disait sur le pouvoir de guérison de Jésus. Peut-être avait-elle aussi rencontré Marie de Béthanie sur le marché, ou Marie-Madeleine dans une ruelle !

Qui pouvait enseigner en dehors de tous les chefs religieux en Israël ?
Et pourquoi Mara a-t-elle osé s'approcher de Jésus alors qu’elle savait que tous les autres rabbins lui auraient reproché de toucher un saint homme ? Peut-être même aurait-elle été punie en public !?

1. Mara savait que Jésus était accessible
Les rabbins en Israël se tenaient généralement à l'écart, gardant leurs distances par rapport aux femmes.
Les anciennes traditions juives obligeaient les hommes à marcher de l'autre côté de la rue quand ils s'apprêtaient à croiser une femme.
La superstition affirmait que cela portait malheur à une femme, qui était dans son cycle, de passer entre deux hommes.
Les rabbins considéraient les femmes comme la source de tous les maux. Ils enseignaient que parce qu'Eve avait été trompée dans le jardin d'Eden, les femmes étaient toutes coupables de ruiner la Création. (Par contre, loin d'eux la pensée de faire porter la culpabilité d'Adam à tous les hommes !)
Les femmes étaient considérées comme trompeuses, paresseuses, volages et ignorantes, et, de surcroît, enclines à la débauche et à la sorcellerie.

Les femmes dans l'ancien Israël devaient rester voilées et silencieuses.
Dans le meilleur des cas, elles ne devaient pas être vues en compagnie d’un rabbin.
Une femme ayant ses règles, considérée comme impure, devait rester aussi loin que possible d'un homme de Dieu.

Pourtant, Mara toucha le vêtement de Jésus !
Je me demande si elle avait appris de Marie de Béthanie que ce rabbin encourageait les femmes à s'asseoir à ses pieds, et à découvrir les Écritures.
Peut-être que Mara avait rencontré la Samaritaine, qui participa à une vive discussion théologique avec Jésus au puits de Jacob.

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Ou peut-être avait-elle parlé avec la vieille femme naguère infirme du dos, guérie par Jésus dans le Temple (Luc 13:10-17).
Jésus a brisé toutes les règles religieuses de son époque quand il a appelé cette sainte femme courbée, de la section des femmes située à l'arrière du sanctuaire, et lui a permis de venir devant, où elle a proclamé les louanges de Dieu.
Jésus a créé un scandale quand il était en contact avec les femmes.
Pourquoi ?
Il a intentionnellement enfreint toutes les règles religieuses sur les femmes, car une partie de sa mission sur terre était de défaire une ancienne malédiction.

2. Elle savait que Jésus l'aimait.
D'autres rabbins en Israël n’auraient montré aucune compassion pour une femme dans l’état de Mara.
Les hommes juifs souvent récitaient cette prière :
"Seigneur, je te remercie de ce que je ne suis pas un païen. Je te remercie, de ce que je ne suis pas une femme, je te remercie de ce que je ne suis pas un esclave."

Mais Jésus n'a pas dit cette prière "bien-pensante".
Il ne considérait pas les femmes avec dédain.
En fait, il eut des disciples femmes (ce qui était tabou en Israël), et il a développé des amitiés étroites avec certaines de ces femmes. Il leur a même permis de le voir pleurer.

Quand une certaine femme immorale versa un parfum coûteux sur Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux, Jésus ne l'a pas châtiée comme d'autres rabbins l'auraient fait (Luc 7:36-50 ). Il lui parla avec tendresse et déclara que ses péchés étaient pardonnés.
Quand une femme sans nom a été accusée d'adultère par un groupe d'hommes juifs moralistes (voir Jean 8:1-1 ),
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Jésus prit sa défense et menaça ses accusateurs.

Mara savait que Jésus était différent !

3. Elle savait que Jésus n'avait pas peur de son état.
Mara a risqué sa vie quand elle entra dans la rue poussiéreuse et passa à travers l'entourage de Jésus. Les gens qui la connaissaient ont probablement été stupéfaits par son audace.
Certains des hommes qui escortaient Jésus ont probablement crié : "Va-t-en, femme malade !"
Mais Mara savait intimement que son hémorragie n'est pas repoussante pour Jésus.
Quelque chose lui disait que ce rabbin n'était pas préoccupé par la contagion. Elle se disait:
"Si je peux toucher ses vêtements, je vais aller mieux." ( Marc 5:28 ).

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Restée au ras du sol, invisible pour les disciples de Jésus, elle passa au milieu de dizaines de pieds pour se précipiter et saisit le bord de la robe de Jésus.
Son miracle fut instantané !
La douleur lancinante s’arrêta.
L'hémorragie stoppa net, et la douleur qui avait paralysé son corps depuis plus d'une décennie disparut.
Peut-être que Mara s'est mise à sangloter, mais la peur sans doute l'a saisie quand elle s'est rendue compte que Jésus avait cessé de se demander qui l'avait touché.
Allait-il lui faire un reproche ?
Allait-il lui donner une sévère leçon sur les lois de Moïse concernant l'hygiène ?
Allait-il la bannir à la périphérie de la ville et lui dire de ne jamais s'approcher de lui à nouveau ?

Cela aurait été la réaction de tout autre rabbin à Jérusalem.
Mais ce n'est pas ce que Jésus a fait !

Ses disciples ont été surpris par sa question. Pourquoi Jésus a-t-il demandé:
"Qui m'a touché ?"
Alors que tout le monde cherchait à attirer son attention !
Mais Jésus savait ce qui s'était passé dans le corps de Mara.
Quand elle s’est présentée à contrecœur devant lui, c'est toute la compassion de l'univers qui l’a regardée.

Comme elle s'agenouillait à ses pieds, tremblante, encore bouleversée par sa douleur disparue, elle l'a entendu parler.
Le ton n'était pas celui de la colère.
"Ma fille," dit Il, rompant ainsi avec une autre règle religieuse qui interdit de s’adresser aux femmes d’une manière affectueuse.
"Ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton affliction." (verset 34)
Non seulement Mara a été guérie, mais encore Jésus a affirmé son amour pour elle devant tout le monde.
Les médecins qui avaient pris son argent ont pu être témoins de la scène. Les rabbins qui l’évitaient soigneusement ont peut-être été là pour entendre Jésus l'encourager. Les hommes qui avaient craché sur elle et qui l’avaient insultée, peut-être, ont-ils alors baissé la tête de honte.

Rabbi Jésus avait parlé. Il avait changé toutes les règles !

LE POUVOIR DE RACHAT

La guérison de Mara est importante parce que c'était un signe prophétique de ce que Jésus est venu faire pour toutes les femmes.
Nous passons à côté de la signification véritable de ce récit en le considérant comme une simple démonstration de la puissance du Messie sur la maladie.

La douleur chronique de Mara représente l'état de toutes les femmes, en vertu de la malédiction du péché.
Sans doute, connaissait-elle l'histoire de la rébellion de l'humanité dans le Jardin d'Eden. Elle avait entendu le rabbin local lire l'histoire écrite dans le rouleau de Moïse.
On y lit qu'après qu'Adam et Ève aient mangé de l'arbre défendu, Dieu décrit à Eve comment la malédiction du péché la toucherait.
"Je multiplierai ta douleur lors de l'accouchement, dans la douleur tu feras des enfants, et ton désir sera pour ton mari, et il dominera sur toi." (Genèse 3:16)
Mara connaissait certainement la douleur de Genèse 3:16. Elle a probablement souffert intérieurement quand elle a entendu ces mots, à l'arrière de la synagogue, là où toutes les femmes étaient reléguées, au temps de Jésus.
Mara avait vécu ce verset. Il décrivait son existence.

Genèse 3:16 est une description claire et prophétique de la façon dont les femmes souffrent dans un monde déchu, sans Sauveur.
La douleur qu'il décrit n'est pas limitée à celui de l'accouchement. Il incarne toutes les formes de douleurs féminines :
les fausses couches,
l'infertilité,
le viol,
les abus,
l'inceste,
l’esclavage sexuel,
la violence domestique,
le préjudice économique et même le chauvinisme religieux...

Genèse 3:16 n'est pas le plan parfait de Dieu pour les femmes.

Au contraire, c'est pour ces raisons que des femmes, dans les pays islamiques, sont lapidées en plein jour par leurs propres maris.
C'est pour ces raisons que les parties génitales des filles africaines sont excisées.
C'est pour ces raisons que les femmes d'Amérique Latine (et d'ailleurs) souffrent de la puissance du machisme.
C'est la raison pour lesquelles des femmes partout dans le monde n'ont toujours pas accès à l'éducation, aux soins de santé ou à la liberté civile.

Pourtant, IL Y A UNE BONNE NOUVELLE !

Quand Jésus le Messie est venu sur terre, il n'est pas venu pour rendre libres seulement les hommes. Il est venu aussi toucher toutes les "Mara" du monde.

Il a libéré les femmes de la puissance de la malédiction du péché.
Il les a défendues,
il les a libérées de leurs blessures,
il a arrêté leurs hémorragies internes,
il a retiré leurs douleurs chroniques et
il a restauré leurs dignités perdues.

Jésus n'avait pas peur de "s’identifier aux femmes", et Il n'a pas refusé lorsque Dieu lui a fait porter aussi cette douleur féminine au Calvaire .
Jean 3:16 dit : "Il est venu parce que Dieu a tant aimé le monde."

Je tiens à rappeler aux femmes que Jean 3:16 annule Genèse 3:16 !

Mara a connu ce rachat il y a 2 000 ans. Je prie qu'aujourd'hui, des millions de femmes dans ce monde réalisent enfin que le rabbin Jésus n'est pareil à aucun autre.
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