Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


8280 lectures

LIBERTE – EGALITE - TOLERANCE, la nouvelle doctrine !


Le fronton des mairies françaises affiche glorieusement LIBERTE – EGALITE –FRATERNITE, promesse d’une société meilleure, plus juste… mais je m’interroge…. Que nous est-il arrivé ? Qu’est-il arrivé à notre monde occidental ? Cette question tourne dans mon cœur depuis longtemps....

Quinquagénaire, j’ai d’abord assisté à mai 68 sans bien comprendre cette énorme révolte puis adolescente, été très fortement bousculée par une liberté sexuelle prônée haut et fort, protégée par l’accès à la contraception, tentante…

Ensuite un véritable choc quand la loi Veil sur l’avortement légal a été promulguée : le respect de l’humain et de la vie avait toujours dans ma famille été une valeur fondatrice, valeur qui disait le grand prix de la vie pour laquelle il fallait lutter, par le respect inconditionnel de soi et des autres, par la recherche du mieux-être de tous. Moi, témoin vivant de cette époque des grandes découvertes et avancées médicales, fière d’avoir le système social le plus performant de la planète, époque des Mini Grégoire de tout poil, à l’origine de la vulgarisation de la psychologie. Témoin ébloui qu’enfin le petit peuple est éduqué, soigné, aidé en cas de coup dur (assurances, chômage indemnisé …, formations et reconversions accessibles, biens de consommation beaucoup plus partagés, accès à la culture facilité…)

Puis multiplication des divorces, stabilité de la famille ébranlée : ce roc, ce socle porteur qui s’effritait, avec ces déchirements intimes, cette souffrance enflant tel un fleuve, avec son flot de liens détruits, de familles éparpillées, de sécurité et d’assurances déçues….

Puis des décrets comme celui de l’adultère que le législateur ne pouvait plus compter pour faute dans les divorces …

Puis le PACS permettant d’unir des couples en tout genre, et encore tout récemment le Mariage Pour Tous modifiant profondément l’état civil et la structuration officielle de la famille.

Puis les lois sur l’euthanasie, ce droit à mourir dans la « dignité », si on est trop vieux, trop faible ou dépendant ou souffrant….

Et encore, la nouvelle théorie du genre s’infiltrant dans les manuels scolaires, qui déclare que le sexe biologique, de naissance n’est absolument pas un déterminisme selon le nouvel adage : « on ne naît pas homme ou femme mais on le devient…. », voulant faire barrage à la « violence » sexiste des conventions sociales traditionnelles et « barbares », inégalitaires….

Et ce « politiquement correct » insidieux et rampant, traversant les décennies, dictant une nouvelle façon de penser, reléguant les choqués, surpris, déçus, blessés, trahis par cette « modernité » à des conservateurs judéo-chrétiens culpabilisants et coupables de vouloir s’opposer à la liberté des peuples par une démonstration de trop grande intolérance !...

Comme si le « meilleur, le mieux, le plus » entrainait « le pire, l’horreur, le moins »…

« LIBERTE - EGALITE- TOLERANCE » : la nouvelle doctrine !

FRATERNITE ?

J’avais cru comprendre dans ma naïveté que la fraternité, c’était accueillir l’autre, soutenir le faible, le petit en âge ou en maturité, respecter les différences quelles qu’elles soient, s’engager dans la durée, affermir ses choix et engagements, savoir devenir ferme et solide pour les autres afin de ne pas tromper, trahir et blesser (actions qui sont la démonstration d’une faiblesse personnelle et d’une forme de mépris de l’autre). C’était de ne jamais utiliser l’autre, le manipuler, le rabaisser à l’état d’objet.

Bref ! J’avais compris que le « frère » était cet autre, précieux, égal dans sa singularité, de grande valeur et incontournable avec lequel et pour lequel je devais appendre à composer : ma volonté et mes désirs n’étant pas les seuls importants. Sans apriori, sans mise à l’écart quant à sa couleur de peau, son origine ethnique, culturelle ou sociale, ses choix de vie, ses orientations politiques, sexuelles, morales…

Bref ! J’avais cru comprendre que je partageais la terre avec lui, n’étant pas seul, et que le respect de sa dignité faisait miroir à la mienne…. Loin de principes de domination et de subordination infamante…

Effectivement, une certaine « restriction » de « ma » liberté, mais pour un gain supérieur, dans un service mutuel...

Effectivement, l’acceptation d’être bousculé, dérangé, surpris, et même encombré parfois par cet autre…

Mais ainsi moi aussi, à mon tour, pouvant compter pour les autres, à mon tour être reconnu, respecté, attendu, soigné…

Un engagement de profond respect de l’autre : pas de tolérance de l’autre, mais de respect …. Il y a une grande nuance…

Que disent alors les enfants interdits d’éclore, les vieux, les handicapés et les malades gênants, les conjoints encombrants, les enfants dispersés et ballottés, les femmes et hommes consommés, utilisés, pris et jetés, les esclaves, les maltraités, les abusés, ceux dont on bourre le crâne de propagande mensongère, les exclus, ceux qui trimballent dans le cœur toutes les promesses non tenues, celles d’un bonheur mirage, ces trahisons admises par la modernité ?

Comment considèrent-ils la « tolérance » bien-pensante ?

Se sentent-ils respectés, vraiment frères dans ce monde ?

Quoi ! Il faudrait admettre que l’avenir qu’on nous propose soit et demeure cette fluctuation incessante des liens, des vérités, des lois, ce relativisme de tout, cette incertitude permanente, cette perte continue de soi ?

Eh bien je vous affirme que notre vie a un sens, qu’elle poursuit un but ! Rien n’est vain, ni ne mène au néant après la mort proposé par la pensée actuelle avec pour conséquence de chercher à jouir à tout prix le plus possible.

Oui ! Je peux affirmer que j’existe et que je suis quelqu’un, quelqu’un d’unique et d’important, comme vous (pas plus que vous).

C’est Dieu, Père, créateur, immuable, saint, qui me donne cette assurance, cet héritage puissant : je ne l’abandonnerai pas à cette pauvre et triste modernité. 1- Parce que cette vie n’est qu’une étape, notre âme est éternelle : il y a une vie, un lieu, un corps après la mort 2- Parce que les témoignages et les preuves de tout cela sont innombrables et traversent les siècles, aujourd’hui comme jamais ! 3- Parce que nous avons un père spirituel : il suffit de nous relier à notre source éternelle pour entrer dans la dimension élargie de ce qu’est la Vie. Jésus est venu dans ce but uniquement : « Celui qui m’a vu a vu le Père, celui qui vient à moi vient au Père ». Puis il nous montre ce que liberté, égalité, fraternité veulent vraiment dire : retrouvons la fraicheur authentique et le formidable message d’espoir et d’amour de l’Evangile en déchirant les voiles d’obscurantisme que des religieux de l’histoire ont trop souvent jeté dessus, attristant le cœur de beaucoup ou les poussant finalement au rejet de Dieu et à être coupé des sources de vie.

L’amour de Dieu ne s’appelle pas tolérance, mais accueil, apaisement, retrouvailles joyeuses, recouvrement de la vue et de l’ouïe, connaissance et pleine conscience de soi, des autres et du monde, des mondes, sens de qui, où et pourquoi nous sommes, où nous allons, réconciliation, etc…

Chaque jour, cet amour nourrit celui qui a retrouvé le chemin de Sa maison et fait goûter une saveur qui sublime de loin toutes les autres…

Et toi, où en es-tu ?

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://radio.vie-fm.fr/BlogRadio/index.php?trackback/212

Fil des commentaires de ce billet